Hugues

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Prise en main de MacOSX par un Linuxien pervers

1. Préface

$Id: MacOSX_par_un_linuxien.xml 146 2005-07-24 16:16:43Z hugues $

Ce journal a pour vocation de retracer ma prise en main de ma première machine au goût de Pomme, du point de vue d'une personne qui ne jure pratiquement que par le Logiciel Libre.

Je me suis jeté à l'eau car j'avais depuis longtemps envie d'une machine portable, sans en avoir réellement le besoin. En effet, mon PC étant en permanence disponible depuis internet, j'avais accès à ma Debian depuis à peu près n'importe où dans le monde, pour peu que je dispose d'une connexion internet. Cet achat a donc surtout été motivé par deux collègues, adeptes de la secte de Steve Jobs, et par mon compte bancaire qui me permettait ce genre de folies.


2. Prise en main de Mac OS X

2.1. Mac OS X

Il est important de noter que j'ai été tout simplement bluffé par Mac OS X. Sa prise en main est extrêmement agréable et simple, tout en offrant une puissance que l'on retrouve généralement sur la plupart des systèmes Unix.


2.1.1. Interface

La finesse et le raffinement de l'interface utilisateur sont un vrai plaisir à utiliser. Cela est d'autant plus renforcé par les effets d'agrandissement du Dock [SCREENSHOT HERE] et de réduction des fenêtres dans le Dock avec l'effet génie. On pourrait cependant peut-être reprocher le manque d'homogénéité de l'interface avec tantôt un look aqua, tantôt un look métal. Mais à l'utilisation, il s'avère que les deux cohabitent particulièrement bien, car ils suivent tous deux, globalement, une même finesse du détail et un même feeling. [SCREENSHOT HERE]


2.1.2. Ajout/Suppression de programmes

Pour l'utilisateur averti que je suis, d'autres éléments viennent compléter ce joli tableau. L'ajout/suppression d'un programme est d'une simplicité déconcertante. À y regarder de plus près, un programme est en réalité constitué d'un dossier portant une extension ".app", dans lequel sont rangés les binaires et leurs ressources. [SCREENSHOT HERE Finder + Terminal] Ceci permet donc l'installation n'importe où par simple glisser/déposer dudit programme, et sa désinstallation en le plaçant simplement dans la corbeille. Par ailleurs, toute la configuration intrinsèque au programme reste dans ce dossier : finie la pollution du disque dur par des fichiers dont on ne sait même plus à quoi ils servent.


2.1.3. Administration et sécurité

La gestion des privilèges utilisateurs n'a d'ailleurs rien à envier d'un Unix correctement configuré : le fait de vouloir modifier des données situées dans des dossiers du système réclame le mot de passe de l'utilisateur (et non celui de l'administrateur...), ce qui fonctionne à condition que cet utilisateur ait des droits d'administration. Par ailleurs, il est possible de donner un autre nom d'utilisateur, ce qui permet de réellement passer temporairement sous une autre identité. Le mécanisme de "sudo" n'est effectivement pas étranger à cela. Mais ce qui est puissant, c'est son intégration graphique, jusqu'au glisser/déposer d'un simple fichier dans un dossier du système. L'utilisateur lambda n'a donc absolument pas à s'encombrer de savoir qu'il y a un compte administrateur, mais il dispose au moins de cette sécurité qu'offre la demande de mot de passe pour chacune de ses actions vis-à-vis du système. Cela est une garantie d'avoir un système stable et fiable, à moins de l'avoir vraiment cherché.


2.1.4. Points noirs

Tout ceci serait merveilleux sans ces quelques ombres au tableau : la difficulté de trouver des applications pour répondre à mes besoins (versiontracker.com ne les comble pas), et surtout le retour des sharewares et autres pourriturwares me font regretter les logiciels libres et la gestion centralisée des programmes. C'est pourquoi, tout naturellement, j'ai commencé à me tourner vers Fink et DarwinPorts, dont un superbe aperçu leur est dédié au § suivant.

Autre point noir, quand j'ai allumé mon iBook pour la première fois, j'ai souvenir que 15Go étaient déjà utilisés sur mon disque dur. Ce qui est énorme, quand on sait que l'iBook de base ne dispose que de 30Go, et que mon 60Go se voit déjà amputé de près de 20Go de musique - indispensable ;-). Après réinstallation du système (lire plus loin), j'en suis quand même arrivé à 9Go d'occupation disque pour un système minimal. À comparer avec les 3Go d'un Linux équivalent...


2.2. Darwin, un Unix sous le capot

Pour éviter d'avoir à retrouver un arrière-goût de Windows avec les pourriciels (sharewares, freewares, etc...), j'ai installé Fink et DarwinPorts après avoir touché un petit peu le Terminal.

Le Terminal de MacOSX est assez bien conçu et agréable à prendre en main. Les outils de base d'un UNIX sont là, et il y a même zsh parmi les shells pré-installés. Cependant les commandes se réduisent au strict minimum à mon goût.


2.2.1. Fink & DarwinPorts

Plutôt qu'un guide complet d'installation - les sites officiels respectifs font ça très bien - je vous propose ici un aperçu de leur installation et de ce qu'ils peuvent vous apporter.

Mes deux principales motivations pour installer ces éléments sont : l'accès à un plus large panel, facilement accessibles, d'applications, et l'installation aisée d'applications graphiques pour X11.

Au préalable, quelques paquetages MacOSX ont besoin d'être installés, au moins pour pouvoir compiler X11 (X11User.pkg) et au moins pour pouvoir compiler tout court (XCode Tools). Tous deux sont fournis sur les CD de MacOSX (ce détail est à comparer avec l'inexistence de tout outil de développement sur un Windows, même "Pro").

La première bonne surprise, c'est Fink, quand il me prend pour quelqu'un d'intelligent parce que j'ai simplement changé mon shell par défaut :-). Après avoir installé la base de Fink, j'ai dû rajouter les paquetages instables (ajout des branches "unstable/main" et "unstable/crypto" à la fin de la ligne "Trees: " dans /sw/etc/fink.con) pour avoir accès au merveilleux quartz-wm, pour une intégration presque parfaite des applications X11 dans Aqua (décorations Aqua, réduction dans le dock, apparition des fenêtres dans Exposé, ...). Un petit coup de "fink selfupdate", suivez les instructions, et hop, "fink install quartz-wm". Il se chargera tout seul d'installer Xfree (ou X.org, à vous de choisir). Fink propose deux méthodes d'installation des paquetages : avec des binaires précompilés disponibles avec apt-get, ou à partir de sources compilées automatiquement avec leur dépendances à l'aide de l'utilitaire fink lui-même.

Ensuite, j'ai installé DarwinPorts. Il y a une branche à récupérer sur CVS, puis un utilitaire de base à "compil-installer". Pour ma part, au lieu de laisser /opt/local comme arborescence par défaut, j'ai mis comme préfixe "/dp", à l'image du "/sw" de Fink. Question de goût :-). L'installation des logiciels s'est ensuite faite sans aucun souci particulier.

Les principales différences entre Fink et DarwinPorts, c'est que Fink vient avec apt-get (le très fameux utilitaire de gestion de packages de Debian), tandis que DarwinPorts propose également des applications Aqua, telles que FFView, iStumbler, Fugu, Adium, CotVnc, OSXVnc, Sloth, etc... Par ailleurs, l'offre logicielle n'est pas la même entre ces deux outils. En outre, l'indispensable quartz-wm n'est disponible que depuis Fink.


3. Mise à jour de Panther vers Tiger

3.1. Bons points

  • La mise à jour se fait sans problèmes, à partir du DVD d'installation.

  • Le système est nettement plus performant. Les effets visuels tels que l'effet Génie, le déplacement de fenêtres transparentes et Exposé sont tous beaucoup plus fluides. Le gain de performances est flagrant sur mon iBook 12" 1,2GHz.


3.2. Mauvais points

  • Il est impossible de revenir en arrière vers Panther, alors qu'il me semblait que le maître mot chez Apple était de pouvoir à peu près tout annuler ? :o)

  • Il faut acheter le DVD complet, même si on ne veut faire qu'une simple mise à jour. Ça fait certes un OS complet pour à peine plus de 100 euros, mais ça revient cher la mise à jour :-/

  • Il est maintenant impossible d'exploiter le driver Ext2Fs. Cependant c'est spécifié dans la documentation qu'il ne gère pas Tiger et supérieurs pour l'instant. Je dois donc prendre mon mal en patience.

  • Il demeure maintenant impossible de lancer MacOSX depuis Mac-on-Linux, ce qui est fort dommage. Par contre j'ai toujours - ouf - accès aux partitions HFS+ en lecture et écriture depuis Linux. C'est un moindre mal.

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