- Table of Contents
- 1. Historique
- 2. Préface
- 3. Réinstallation de MacOSX
- 3.1. Partitionnement
- 3.2. Remarques diverses
- 4. Installation de Linux
- 4.1. Choix de la distribution
- 4.2. Remarques communes
- 4.3. Ubuntu Hoary
- 4.4. Debian Sarge
- 5. Configuration du système
- 6. Recompilation du kernel
- 7. Références (faites à la main)
- 8. Remerciements
1. Historique
$Id: iBook_par_un_linuxien.xml 192 2006-03-28 17:40:18Z hugues $
09 Octobre 2005 : Ajout de cet historique :-)
09 Octobre 2005 : Ajout de la section "Configuration de la sortie video externe".
Id: iBook_par_un_linuxien.xml 92 2005-06-05 20:53:34Z hugues
09 Juin 2005 : Première publication de ce document sur lfo/m.
2. Préface
Ce journal s'adresse aux utilisateurs confirmés de Debian GNU/Linux, dans la mesure où je n'entre absolument pas dans les détails d'installation. Ces derniers sont généralement très bien documentés partout ailleurs, notamment sur le site officiel de Debian et de nombreux autres tutoriels sur le net (cf Références à la fin de ce document).
Je mets simplement en avant les éléments rebutants que j'ai pu rencontrer lors de mon installation de Linux sur iBook, ou les éléments de configuration qui ont pu me poser problème. Je fournirai également de nombreux liens vers des sites tiers, sur lesquels on peut trouver des informations assez détaillées.
3. Réinstallation de MacOSX
Ma décision ferme d'installer Linux a nécessité que je réinstalle Mac OS X, afin de grapiller un peu d'espace disque. Cela a été pour moi l'occasion de découvrir ce dernier un peu plus en profondeur.
Bien évidemment, avant de me lancer dans l'aventure, j'ai sauvegardé tout ce qui me semblait essentiel, comme par exemple l'arborescence du dossier /Users. Vous ferez, bien évidemment, de même, n'est-ce-pas ?
3.1. Partitionnement
A priori, il n'y a rien de particulier à noter, la seule difficulté résidant simplement dans le choix du partitionnement. Lors d'une première installation, j'eus la bêtise de formater ma future partition d'échange Mac OS X / Linux en choisissant le système de fichiers Unix (UFS). Il s'est avéré que la partition en question donnait des performances lamentables sous Mac OS X et qu'il était totalement impossible de la monter sous Linux.
![]() | Le format UFS à la sauce Apple n'a rien à voir avec celui d'origine sur FreeBSD (UFS étant le système de fichiers par défaut sur cet OS). Le module UFS de Linux permet d'exploiter les partitions FreeBSD et non Apple, ce qui entraîne une parfaite incompatibilité avec ces dernières. |
Autre chose, il se trouve que le système de fichiers Apple et le système de fichiers Apple journalisé sont un seul et même système de fichiers, HFS+. Exactement comme pour Ext2fs et Ext3fs, la distinction en moins (Ext3fs n'est rien de moins que du Ext2fs journalisé. Mais au moins on "voit" la différence entre Ext2fs et Ext3fs). Cela prête donc facilement à confusion : beaucoup assimilaient le système de fichiers Apple non journalisé à du HFS, ce qui n'est pas le cas. Ce dernier est probablement le système utilisé sur les versions de Mac OS antérieures à Mac OS X mais c'est un détail de peu d'importance pour moi. Autre note importante : les versions de Linux actuelles (2.6.10 et supérieures) gèrent parfaitement bien le système HFS+, et ce aussi bien en lecture qu'en écriture. Il est donc à privilégier pour créer une partition d'échange entre ces deux OS. Certains préfèreraient de la FAT, mais ce choix est à bannir du fait des manques flagrants de ce système de fichiers totalement obsolète : pas de journalisation, pas de gestion des droits utilisateur, et probablement très peu de tolérance aux pannes.
3.2. Remarques diverses
Il est intéressant de noter que tous les logiciels préinstallés lors du déballage de l'iBook sont présents sur les CD fournis, en sus de tout le nécessaire de développement (XCode tools, etc..). C'est vraiment un point très fort pour un système propriétaire (comparez cela au coût et à la qualité d'un environnement de développement sur le système propriétaire le plus répandu dans le monde).
Par ailleurs, une réinstallation avec seulement les logiciels qui m'intéressent me prend quelque 3Go de disque, contrairement aux 15Go de disque occupés dès que j'avais déballé mon iBook. Le gain est flagrant, d'autant plus que mon disque n'est plus encombré par des logiciels que je n'aurais jamais remarqués, et donc jamais utilisés.
4. Installation de Linux
4.1. Choix de la distribution
Au départ, j'étais naturellement parti pour installer une Debian. J'ai d'ailleurs téléchargé et gravé l'iso d'une Debian netinstall pour PowerPC. Cependant, je suis tombé par hasard sur le site d'Ubuntu, qui s'avérait très prometteur du fait de sa base Debian, et des nombreux éloges que j'ai pu lire à son égard par des linuxiens avertis ou non. Ceci m'a conforté dans l'idée d'un système facile à installer et à prendre en main, sans toutefois perdre la puissance de Debian. J'ai donc téléchargé le LiveCD Ubuntu pour PowerPC afin d'en avoir un bref aperçu, et ait été assez épaté par la cohérence du système. Je me suis donc jeté sur l'installation directe d'Hoary pour PowerPC en téléchargeant l'image ISO qui va bien (certains font une installation à partir des CD Live, ce qui est une très mauvaise idée. Les CD Live sont là pour faire une démo d'une distribution, mis à part bien évidemment les CD Live de secours (comme Knoppix, etc..).
Au bout d'environ deux mois d'utilisation régulière, j'ai finalement écrasé Ubuntu par une Debian. En effet, après avoir fait le tour des possibilités de Linux vis-à-vis de mon iBook (gestion de l'énergie, suspend-to-ram, etc..), je me suis senti prêt à retenter l'aventure avec Debian. Une autre raison de ce switch est que je trouve les distribution grand public assez bien faites, certes, mais elles nous limitent très vite dans les possibilités de mettre les mains dans le système : comme tout marche déjà plus ou moins, on ne ressent pas le besoin d'aller chercher comment c'est fait, et donc on n'apprend rien. Trop de convivialité tue l'apprentissage :-)
4.2. Remarques communes
Le seul point important, c'est le partitionnement. À ce moment, il faut bien faire attention à dimensionner correctement ses partitions - genre, le double de votre RAM pour la Swap, au tout début du disque; environ 4Go pour la partition racine si vous comptez utiliser une interface graphique avec un gestionnaire de bureau avancé, le cas échéant vous saurez très bien dimensionner votre partition selon vos besoins, et enfin, selon vos besoins également, quelques Mo à quelques Go pour la partition utilisateur.
![]() | Lors d'une première installation, j'ai constaté une bizarreté d'Apple, qui a été d'ailleurs remarquée par d'autres linuxiens macounets avant moi : il subsiste invariablement, même après réinstallation du système MacOSX, un espace libre de 130Mo environ entre le début du disque et la première partition du système Apple. J'ai profité de cette bizarrerie pour y installer ma partition de swap, ça n'a d'ailleurs pas du tout gêné MacOSX. En réalité, après une première nuit blanche passée à installer MacOSX puis Linux, j'ai tout effacé pour réinstaller proprement le tout, en en profitant pour laisser volontairement 1Go d'espace libre entre le début du disque dur et la partition pour MacOSX, destinés à être recyclés en swap Linux - 1Go, car je dispose de 512Mo de RAM. |
Surtout, et c'est important, j'ai laissé ma distribution se débrouiller toute seule pour les partitions de démarrage (NewWorld et des trucs du genre). Ça change du Bios des PC et des disques durs exploitables à 100% : visiblement, toute la routine de démarrage est stockée dans ces partitions sur les machines Apple. J'ai donc préféré laisser faire ceux qui s'y connaissent mieux que moi à ce niveau.
Example 1. Partitionnement final, avec mac-fdisk
# type name length base ( size ) system
/dev/hda1 Apple_partition_map Apple 63 @ 1 ( 31.5k) Partition map
/dev/hda2 Apple_Bootstrap NewWorld 1600 @ 64 (800.0k) NewWorld bootblock
/dev/hda3 Apple_UNIX_SVR2 swap 2463744 @ 1664 ( 1.2G) Linux swap
/dev/hda4 Apple_HFS MacOSX 41598656 @ 2465408 ( 19.8G) HFS
/dev/hda5 Apple_UNIX_SVR2 Linux 19531251 @ 44064064 ( 9.3G) Linux native
/dev/hda6 Apple_UNIX_SVR2 Home 11575701 @ 63595315 ( 5.5G) Linux native
/dev/hda7 Apple_HFS Goinfre 42039208 @ 75171016 ( 20.0G) HFS
/dev/hda8 Apple_Free Extra 16 @ 117210224 ( 8.0k) Free space
4.3. Ubuntu Hoary
Des images CD pour PowerPC sont disponibles sur le site officiel d'Ubuntu : Ubuntu Linux
La suite est simple, je laisse Ubuntu tout installer à partir du CD, ça me fera toujours ça de gagné sur le téléchargement internet. Ensuite, je rajoute rapidement le dépôt "Universe", parce qu'un système Linux, ça n'est bien que quand il y a plein de paquetages disponibles (ça n'est pas pour rien que j'utilise Debian depuis bientôt plus de 2 ans et que je ne compte pas changer de distribution de sitôt).
Tout marchant trop bien (ou presque, au point de ne plus savoir comment faire pour régler le problème), je ne m'intéresserai pas à cette distribution dans ce document. Cependant, certains points étant identiques sur Debian (paquetages communs, problèmes communs, ...), je me contenterai de signaler qu'ils s'appliquent également à Ubuntu.
4.4. Debian Sarge

On peut récupérer un CD de Debian pour PowerPC directement sur la page Debian Installer, sur le site officiel de Debian (Debian installer).
Seul petit souci lors de l'installation : la configuration du clavier s'est faite en choisissant un clavier USB et non Macintosh (?). De toutes façons, le choix de «clavier Macintosh» me donnait un superbe écran d'erreur :-(. C'est une bizarrerie qui devrait avoir une réponse toute bête, mais je n'en suis pas à rechercher ce genre d'informations futiles.
5. Configuration du système
5.1. Mac-On-Linux
La curiosité que j'ai tout de suite testée, car elle ne peut fonctionner que sur une machine à base de PowerPC, c'est Mac-On-Linux. (Mai/Juin 2005) Suite à ma mise à jour de Panther vers Tiger, je n'ai jamais pu tester cela sous Debian à cette date. ;'-(
Pour ceux qui ne connaissent pas, il s'agit d'un émulateur vous permettant de lancer directement MacOS (Classic ou X) depuis Linux, en utilisant directement le processeur - et donc sans ralentissement notable, propre aux émulateurs classiques.
J'étais très curieux de voir si les performances de MacOSX lancé depuis Linux sont celles qui sont vantées par beaucoup de monde. Le plus difficile a été de démarrer effectivement mol : en effet, il me manquait simplement un paquetage contenant le microcode de démarrage de macosx. Ce dernier, non libre, figure dans le dépôt "Multiverse" d'Ubuntu. Je l'ai donc rajouté pour ce paquetage seulement, et désactivé une fois installé. Je reste assez attaché au fait d'avoir un système qui fonctionne autant que possible avec du Logiciel Libre. Cette petite entorse, que je me permets puisque j'ai payé MacOSX, au même titre que j'utilise les pilotes nVidia propriétaires sur ma Debian, ne m'empêche pas de défendre cet idéal.
Le reste vient presque tout seul, il suffit de jeter un coup d'oeil aux divers fichiers de configuration de mol pour régler la quantité de RAM attribuée selon vos besoins, la méthode de rendu vidéo voulue..
![]() | En console plein écran me semble un bon choix, histoire de pouvoir alterner aisément entre Linux et MacOSX à la manière dont on alternerait entre deux serveurs X lancés en parallèle sur la même machine, tout en ayant des performances très correctes. |
..et enfin les réglages réseau - en utilisant l'interface tun -. Un petit peu de configuration réseau me permet au final d'avoir deux machines pour le prix d'une ! Un must. Sachant que mol exige un accès exclusif au moins sur la partition système, je n'ai donc pas pu faire en sorte Linux puisse écrire sur les partitions MacOSX pendant qu'il est lancé. Cette configuration réseau permet donc de contourner ce problème en procédant aux copies de fichiers entre Linux et MacOSX exactement comme on ferait entre deux machines sur un réseau, avec ssh, scp, etc. Du bonheur.
(Mai 2005) Notez que depuis ma mise à jour de Panther vers Tiger, je ne peux plus utiliser MOL. Je n'ai donc absolument pas pu reproduire tout cela avec ma Debian. Du moins, pas encore...
5.2. Carte Airport Extrême
Malheureusement, elle n'est pas du tout supportée sous Linux, et ça n'est pas pour tout de suite. On devra redémarrer directement sur Mac OS X pour pouvoir en profiter. Pour ma part, je m'en moque un petit peu vu que je n'ai, de toutes façons, aucun point d'accès Wifi, que ce soit chez moi, au travail, ou entre les deux.
(Juin 2005) J'ai finalement revendu ma carte Airport. Quelques recherches sur le net me laissent peu d'espoir quant à trouver une bonne carte WiFi interne pour mon iBook, compatible aussi bien sous MacOSX que sous Linux. Tant pis, je vais me lancer dans le boycott de la carte Airport :-)
5.3. Configuration de l'énergie
Le problème principal de la gestion de l'énergie avec Ubuntu, c'est qu'une fois mis en veille, je ne peux plus revenir à l'état normal : le témoin de veille s'éteint bien, mais l'écran reste désespérément noir et il est impossible de faire quoi que ce soit (je n'ai pas testé le ssh depuis une autre machine...).
Le problème est résolu en virant tout simplement la section concernant DRI dans mon xorg.conf : en effet, elle bloquait la carte graphique. Après quelques tests, il s'avère que les performances graphiques globales ne sont quasiment pas impactées - du moins je n'ai vu aucune baisse de performances. Ça me semble donc une solution à privilégier
Sous Debian, la mise en veille ne marche pas, mais l'appui sur la touche de mise sous tension éteint l'écran de façon très classe, en diminuant progressivement la luminosité.
Je suis actuellement (Mai 2005) en train de creuser sur le comment mettre en place le suspend-to-ram. Une première piste serait l'utilisation d'un kernel plus récent que le 2.6.8 de la Sarge.
(Juin 2005) En effet, un simple apt-get install kernel-image-2.6.11-powerpc résoud le problème le plus naturellement du monde :-)
Il existe deux méthodes de gestion de l'énergie et autres spécifités des portables: pmud et pbbuttonsd. Certains préfèrent pmud, mais je penche nettement plus pour pbbuttonsd car l'outil powerprefs qui lui est associé, graphique, permet une configuration aisée, rapide, et puissante - configuration qu'il est possible de figer par la suite dans un fichier. Il est incroyablement complet, tout fonctionne. Il y a même des paramètres pour la luminosité du clavier des PowerBook (promis, j'y réfléchirai à mon prochain achat ;-)) et le réglage selon la luminosité ambiante (toujours pour les PowerBooks, c'est pas possible ça...).
Pour le reste, rien à dire : la gestion native de l'énergie sous Debian est parfaite, tout fonctionne merveilleusement bien et de façon très intuitive...
5.4. Configuration du clavier et de la souris
5.4.1. Le clavier
Fichiers de configuration de clavier français sous Gentoo : excellente page, avec les fichiers de keymapping kivonbien et qui font que le clavier est supermégagénial bien géré. Ne tenez pas compte de la distribution Gentoo, les ressources proposées conviennent parfaitement à toute autre distribution comme Debian. Problèmes notés: touche Fn-) qui devrait faire un = mais en fait non :-(
(Mai 2005) Notez cependant qu'il ne faut pas spécifier le modèle de clavier "ibook" si vous êtes sur Xfree86 - comme c'est le cas par défaut, sur ma Debian. (Je ne compte pas le garder, mais d'ici à ce que je compile et installe X.org...). Laissez-le par défaut sur "macintosh". En fait, c'est ce qui me semble le plus logique, si l'on voit où l'on a rangé le fichier de symboles du clavier (dans un sous dossier "macintosh").
(Juin 2005) une erreur(?) dans le fichier de configuration du clavier faisait que les touches Option (Alt) et Commande (Pomme) n'étaient pas configurées comme il le fallait. Il m'a suffit de décommenter les lignes suivantes dans mon fichier de symboles :
Example 2. Extrait de /etc/X11/xkb/symbols/macintosh/fr
modifier_map Mod1 { Meta_L, Meta_R };
modifier_map Mod2 { Alt_L, Alt_R };
modifier_map Mod3 { Mode_switch };
Et poof ça marche nettement mieux.
5.4.2. La souris
J'ai installé/testé le package mouseemu, qui permet apparemment d'émuler les boutons gauche et droit de la souris, mais malheureusement il entre en conflit avec les touches de fonction (réglage de la luminosité ou du son) et donne des comportements globaux un peu bizarres. Je l'ai donc viré vite fait, en attendant de trouver une autre solution.
Un début de solution se trouve sur la page de twolife. Il faut rajouter les lignes suivantes dans votre fichier /etc/sysctl.conf :
Example 3. /etc/sysctl.conf
[...] ## Emulation des boutons gauche et droit de la souris dev/mac_hid/mouse_button_emulation = 1 ## Fn+Alt = clic droit dev/mac_hid/mouse_button2_keycode = 97 ## Fn+Ctrl = clic milieu dev/mac_hid/mouse_button3_keycode = 100
Comme indiqué en commentaires, cela permet d'émuler les boutons droite et milieu de la souris avec les touches Fn+Alt et Fn+Ctrl. (Juin 2005) En fait j'aimerais bien savoir comment récupérer les keycodes que je préférerais utiliser, comme par exemple Fn+Clic pour le clic droit et Fn+Mod+Clic pour le clic gauche. J'ai regardé du côté de la commande showkey, mais sans plus... À suivre. Par ailleurs, j'aimerais vraiment beaucoup pouvoir émuler la roulette à la mouseemu, c'est-à-dire avec Fn+<déplacement de souris>
Il suffit ensuite de lancer "sysctl -p /etc/sysctl.conf" pour prendre les modifications en compte.
5.5. Configuration de la sortie video externe
La sortie vidéo au format mini-DVI permet, à l'origine, de ne faire que de la recopie vidéo. Il est possible d'appliquer un patch sous MacOSX, qui va supprimer des informations de bridage dans la mémoire de la carte graphique. Cela permet d'avoir une vraie sortie dual-screen, mais son utilisation est à vos risques et périls.
Sous GNU/Linux en revanche, il est parfaitement possible d'activer cette sortie vidéo moyennant quelques paramétrages dans votre fichier /etc/X11/xorg.conf (ou /etc/X11/XF86Config selon que vous utilisez Xorg ou Xfree86). Pour les habitués du mode Xinerama, il n'y a aucune difficulté majeure. En revanche, pour ceux qui, comme moi, sont plutôt habitués au mode TwinView des drivers Nvidia, il est assez fastidieux d'obtenir un comportement identique à ce dernier.
Pour ma part, les comportements que j'arrive à obtenir avec ma carte Ati 9200 sont :
Recopie vidéo :
Résolution maximale non limitée - on peut profiter d'une résolution très grande sur l'écran externe, l'écran de l'iBook "glissera" à sa résolution sur un bureau plus grandw
Accélération OpenGL disponible - avec la fenêtre OpenGL visible sur les deux écrans
Overlay disponible seulement sur l'écran de l'iBook - il va falloir jongler avec les méthodes de rendu vidéo logicielles pour pouvoir profiter d'un DVD en plein écran sur la sortie externe..
Dual-screen :
Résolution limitée par la plus faible disponible - même si on peut faire du 1600x1200 sur l'écran externe, on est limité au 2x 1024x768 par l'écran de l'iBook.
(Octobre 2005) Je travaille à obtenir une configuration en 3200x1200 (2x 1600x1200), avec du 1600x1200 sur mon écran externe, et du 1024x768@1600x1200 sur l'écran de l'iBook.
Accélération OpenGL non disponible - Eek !? Dommage.
Overlay disponible sur les deux écrans. En voilà une bonne nouvelle. À défaut de résolution mirobolante, on va quand même pouvoir lire des DVD en plein écran sans saccades sur la sortie externe (excellent présage pour les possesseurs de vidéoprojecteur !).
![]() | (Octobre 2005) À suivre : ajout du contenu intéressant de mes fichiers xorg.conf pour la recopie video et pour le dual-screen. Keep in touch ! |
5.6. Configuration automatique du réseau
Ce chapitre concerne plutôt les ordinateurs portables en général, vu qu'il n'y a aucune spécificité à Apple. Cependant, étant donné que je n'ai jamais eu de PC portable et que ceci présente un réel intérêt dans le cadre d'une utilisation nomade, j'en parle. :-)
Voici un excellent article sur linuxfr.org qui détaille les outils nécessaires. Pour ma part, j'ai installé ifplugd, resolvconf, guessnet et j'ai simplement configuré mes divers réseaux dans /etc/network/interfaces. Se reférer aux pages man d'interfaces et ifplugd pour plus de détails. Une modification du fichier actions.d/ifupdown de ifplugd afin de faire un down suivi d'un up dans tous les cas, vu que je gère le cas où mon câble réseau est débranché dans mon network/interfaces.
Example 4. Aperçu de ma configuration
# This file describes the network interfaces available on your system # and how to activate them. For more information, see interfaces(5). # The loopback network interface auto lo iface lo inet loopback # The primary network interface auto eth0 mapping eth0 script guessnet-ifupdown map default: elsewhere map timeout: 3 map verbose: true iface home inet static address 192.168.1.91 netmask 255.255.255.0 network 192.168.1.0 broadcast 192.168.1.255 gateway 192.168.1.1 # dns-* options are implemented by the resolvconf package, if installed dns-nameservers 192.168.1.1 dns-search my-marvellous-domain-name.here # guessnet / ifplugd specific commands test peer address 192.168.1.1 mac 00:00:00:00:00:00 pre-up echo "We are @ Home !" iface elsewhere inet dhcp pre-up echo "Don't know where we are. DHCP-ing.."
6. Recompilation du kernel
Pour le fun, pour découvrir mon matos, pour découvrir à quel point Linux supporte bien les architectures mac, pour ne plus avoir 36000 modules (à bas les modules !) à charger au démarrage, pour ne pas avoir à utiliser initrd et les ramdisks que je trouve inutiles et peu esthétiques, pour me faire la main avec la compilation de kernel parce que c'est facile, pour mieux comprendre le processus de démarrage avec yaboot.
(Mai 2005) Le kernel proposé par Debian est une version 2.6.8, qui ne gère visiblement pas le suspend-to-ram ni l'écriture des systèmes de fichiers HFS+. Il est donc obligatoire d'installer un noyau plus récent pour bénéficier de ces fonctionnalités. Alors oui, je pourrais très bien me contenter d'un kernel précompilé (Finalement, c'est ce que je me suis décidé à faire vers la fin du mois de Mai 2005 :-)), mais ça ne m'intéresse vraiment pas du tout de procéder à cette méthode : en effet, je ne veux pas d'un kernel générique, mais d'un kernel qui soit compilé avec seulement ce dont j'ai besoin, si possible avec le moins de choses en modules pour ne pas alourdir mon démarrage.
Je teste dans tous les sens, et je reteste.. mais je n'arrive toujours pas à booter mon kernel :-> Je ne sais pas encore ce qui merde, mais je ne devrais pas trop tarder à le savoir. Dans tous les cas (j'ai bien testé une quinzaine de noyaux en une semaine !) je me retrouve avec un "Elf32 Kernel loaded..." et puis c'est tout... Bouuuh snif. J'ai la vague impression que je suis en fait *obligé* de créer un ramdisk, ce qui me dérange car c'est justement la raison pour laquelle j'ai recompilé mon kernel : me passer de cette saleté.
J'étais tombé sur un site , twolife.org(URL), qui propose un .config spécifiquement pour portables iBook. Malheureusement il ne fait que proposer une configuration toute faite, au lieu de suggérer les quelques points importants lors du make menuconfig. Par ailleurs, une personne fort aimable m'a conseillé de me tourner sur sa page personnelle : bb.zhang.free.fr. Il y a une foulitude d'informations à ce sujet. À tester. Reste un dernier site très intéressant - merci à Louis-Alexis -, sous forme de Wiki, donnant des indications précieuses sur la compilation de kernel aussi bien pour iBook que pour Powerbook
(Mai 2005) Téléchargement d'un kernel 2.6.11.10 pour ma Debian/iBook - affaire à suivre. (Juin 2005) Je n'ai pas le courage de m'en occuper en ce moment. Mais, promis, si jamais il y a du nouveau de ce côté-là, je vous tiens au courant.
7. Références (faites à la main)
Ci-après, un récapitulatif des diverses URL qui ponctuent ce document. Je l'ai fait à la main car je ne sais pas encore le faire automagiquement avec Docbook :-)
Distributions Linux
linux-france.org/macintosh
lfo/m - Fichiers de configuration de clavier français sous Gentoo
Configuration du réseau
linuxfr.org - configuration automatique du réseau pour portables
Kernel Linux
Installation de Linux sur iBook
8. Remerciements
Mes plus chaleureux remerciements à tous ceux qui ont contribué de près ou de loin à cet article, à savoir : Etienne Herlent, pour son site web, ses encouragements et sa motivation; Julien Chevalier, parce qu'il m'a donné goût à la Pomme; Louis-Alexis Eyraud, mais je ne sais plus pourquoi et lui non plus; BBZhang, Twolife, Artefact, et tous les autres qui ont mis en ligne des informations qui m'ont été précieuses pour rédiger ce document: et enfin, tous les autres que j'ai honteusement oubliés mais sans qui je n'aurai pas avancé aussi vite.

